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Natīd̲j̲a

(91 words)

Author(s): Boer, Tj. de
(a.), est le nom courant de la conclusion qui résulte du rapprochement des deux prémisses ( muḳaddamāt) dans le syllogisme ( ḳiyās). Elle correspond à peu près à l’ἐπιφορά stoïcienne; ce mot désigne, dans les écrits de Galien connus des Arabes, certaines sécrétions du corps et même de l’utérus, mais également aussi, comme dans la Stoa, la conclusion. Aristote employait pour cela συμπέρασμα: ce qui termine le syllogisme, ce qui le rend parfait. Au lieu de la natīd̲j̲a habituelle, on trouve aussi ridf ou radf ( == conséquence). (Tj. de Boer)

Ḏj̲ism

(1,582 words)

Author(s): Boer, Tj. de
(A.), corps. Dans la langue philosophique, le corps (σῶμα) est distingué de l’incorporel (ἀσώματον), Dieu, esprit, âme, etc. Or, dans la mesure où la spéculation fut influencée chez les Musulmans par la tradition néo-platonicienne, deux traits furent dégagés: — 1. L’incorporel est par essence simple, indivisible, tandis que le corps est composé, divisible. — 2. L’incorporel est, malgré son caractère négatif, le primitif, le principe causal, alors que le corps est un produit de l’incorporel. L’anthropomorphisme plus ou moins naïf de l’ancien Islam, c’est-à-dire la repré…

ʿAḳl

(1,307 words)

Author(s): Boer, Tj. de | Rahman, F.
, intellect ou intelligence, équivalent arabe du grec νοũΣ. 1. Dans la spéculation néoplatonicienne, qui ressemble sur bien des points à la doctrine grecque du Logos, et sur bien des points aussi correspond à la christologie du Logos, ʿ aḳl est la première — quelquefois la seconde — entité qui émane de la divinité comme cause première, ou procède d’elle par voie de création intellectuelle, nafs et ṭabīʿa etc. venant à la suite de ʿ aḳl. En tant que première entité créée, le ʿ aḳl est aussi appelé «le représentant» ou «le messager» de Dieu en ce monde. L’idée néoplatonicienne du ʿ aḳl: première c…

At̲h̲ar

(289 words)

Author(s): Goldziher, I. | Boer, Tj. de
(a.), pl. āt̲h̲ār, litt. “trace”, terme technique employé notamment pour désigner: — 1. Une tradition (voir Ḥadīt̲h̲); — 2. une relique: al-at̲h̲ar al-s̲h̲arīf (pi. al-āt̲h̲ār al-s̲h̲arīfa), reliques du Prophète, cheveux, dents, vêtements, autographes, ustensiles qui passent pour lui avoir appartenu, et surtout, empreintes de ses pas (voir Ḳadam); ces objets sont conservés dans les mosquées et dans d’autres édifices publics où ils servent à l’édification des Musulmans La relique s’appelle également, tant dans la langue des Chrétiens que dans celle des Musulmans, d̲h̲ak̲h̲īra

Nūr

(2,786 words)

Author(s): Hartner, W. | Boer, Tj. de
(a.), lumière, synonyme ḍawʾ, et aussi ḍuwʾ et ḍiyāʾ (ce dernier mot employé quelquefois comme pluriel). — 1. Aspects scientifiques. D’après quelques auteurs, ḍawʾ (ḍiyāʾ) a un sens plus intensif que nūr (cf. Lane, s.v.), opinion qui a pour fondement le passage du ḳurʾān, X, 5, dans lequel le soleil est appelé ḍiyāʾet la lune nūr. La conclusion qu’on en tire, d’après laquelle on emploierait en principe le mot ḍiyāʾ pour la lumière des corps brillants par eux mêmes comme le soleil, et nūr pour la lumière renvoyée par les corps qui ne sont pas brillants par eux-mêmes, n’est pas …

Ḳuwwa

(4,059 words)

Author(s): Boer, Tj. de | Arnaldez, R.
(plur. ḳuwā), terme arabe qui signifie «force, puissance». 1. — Étude lexicographique. Ibn Sida définit le mot ḳuwwa comme le contraire de la faiblesse ( naḳīḍ al-ḍaʿf), cf. Kurʾān (XXX/54): «C’est Dieu qui vous a créés de faiblesse ( min ḍaʿf) et qui ensuite, après la faiblesse, a donné la force ( ḳuwwa) ». C’est donc l’idée de force et de robustesse qui est première. On dit qu’un homme est ḳawī quand il est fort de sa personne, et qu’il est muḳwī quand il possède une monture robuste. D’autre part, comme le mot ṭāḳa (qui a aussi le sens de puissance d’agir), ḳuwwa désigne un tortis qui compose …

Naẓar

(2,065 words)

Author(s): Boer, Tj. de | Daiber, H.
(a.), litt. «vue, vision» et, par extension, «théorie, spéculation philosophique», n’a reçu qu’au IIIe/IXe siècle le sens de «recherche scientifique», traduction du grec θεωρία. Avec Aristote, p. ex. Métaphysique, 1064 b2 (traduite par Eustathius/Usṭāt̲h̲ au début du IIIe/IXe siècle et les Prolégomènes προλεγόμενα τῆΣ γιλοσοφίαΣ aux commentaires de l’ Isagoge de Porphyre, les philosophies furent alors divisées en théoriques ( naẓariyya) et pratiques ( ʿamaliyya), ces dernières visant à réaliser l’utile ou le bon pour l’homme, les premières, à parvenir à la v…

ʿĀlam

(3,003 words)

Author(s): Boer, Tj. de | Gardet, L.
(a., plur. ʿā lamūn, ʿ awālim), monde. 1. Le terme figure déjà dans le Ḳurʾān. Avec des formules empruntées, il y est question de rabb al-ʿā lamīn et des sept samawāt. Allāh est leur maître et créateur, qui les a créés pour les hommes comme signe de Sa toute-puissance. D’ailleurs ce monde périssable ( dunyā) vaut peu de chose — «pas l’aile d’une mouche» est l’expression traditionnelle — par rapport à l’autre monde ( āk̲h̲ira). Sur l’édification du monde (v. Ḵh̲alḳ) nous apprenons peu de choses; l’objet de l’intérêt dans le Ḳurʾān, comme dans la tradition, c’est Dieu, le mon…

Faṣl

(450 words)

Author(s): Boer, Tj. de | Anawati, G. C.
(a.), a étymologiquement—comme farḳ—le sens général de «séparation», «disjonction» (pour les divers sens, voir LA, XIV, 35-9 pour faṣl, XII, 174-82 pour farḳ; Abū l-Baḳāʾ, K. al-Kulliyyāt, 275). En logique, faṣl désigne la «différence» et, plus particulièrement, la «différence spécifique», la διαφoρά des cinq prédicables de Porphyre: 1.γένοΣ, d̲j̲ins, genre; 2.εἳδoΣ, nawʿ, espèce; 3.διαφορά, faṣl, différence; 4.ἳδιoν, k̲h̲āṣṣa, propre; 5.συμβεβηκόΣ, ʿaraḍ, accident. Les Ik̲h̲wān al-Ṣafāʾ ajoutent, dans la dixième risāla, s̲h̲ak̲h̲ṣ, individu. Chez les logiciens, le faṣl…

ʿAmal

(1,968 words)

Author(s): Boer, Tj. de | Gardet, L. | Berque, J. | Réd.
(a.). 1. ʿ Amal, exécution, action, est employé par les théologiens spéculatifs et les philosophes la plupart du temps en relation seulement avec la foi [v. ʿIlm, Imān] ou avec ʿ ilm et naẓar. On connaissait par la tradition hellénistique la définition de la philosophie d’après laquelle elle est la «science de l’existence des choses et l’accomplissement du bien» (cf. Mafātīḥ, éd. v. Vloten, 131 sqq.). Beaucoup de penseurs islamiques ont insisté sur ce qu’il y a de nécessaire, ou en tout cas de désirable dans cette combinaison (v. à ce sujet Goldziher, Kitāb Maʿānī al-nafs, 54*-60*). Mais …